| En dehors de pêcheurs professionnels, on estime à près de 3 millions le nombre de personnes qui pratiquent la pêche récréative et sportive en mer. Entre 1,5 et 1,8 millions qui la pratiquent en bateau ; entre 1 et 1,2 millions du bord et 1 à 1,5 millions à pied (sources BVA). Cela fait beaucoup de monde et le marché qui en découle est important. Plusieurs organismes aussi bien gouvernementaux que privés o u associatifs gèrent cette activité. Je ne parlerai pas de l’activité en eau douce qui n’est mon sujet mais bien de celle en mer et surtout en bateau. Que cela soit en bateau, du bord ou à pieds, cette activité est très contrôlée, l’Etat et ses règlements sont draconiens. Les fédérations et les associations jouent un peu un rôle de tampon et font de leur mieux pour organiser et régulariser les rapports entre tous. Dans plusieurs pays, un permis est exigé pour pratiquer cette activité. En France les associations se montrent récalcitrantes et freinent des quatre fers. Est-ce un bien ou est-ce un mal ?, les avis sont partagés. Liberté ou mains liées que choisir ? Il est vrai que le fait de payer un permis nous donnerait des droits que nous ne possédons pas à l’heure actuelle. La protection active de la ressource en France hormis la règlementation n’existe pas. Nous sommes très en retard sur la mise en place de réserves tournantes dont l’utilisation serait la même pour plaisanciers et professionnels, sur l’installation de structures facilitant la reproduction, sur le contrôle efficace des appareils utilisés par les professionnels qui servent à augmenter le rendement en portant atteinte à la ressource. Que penser des filets à langouste interminables très utilisés en Méditerranée qui restent des jours entiers à l’eau et dans lesquels les poissons se prennent et sont perdus servant ainsi d’appâts pour capturer les langoustes ? |