Le Levant
Cette île de 900 ha de superficie a un riche passé historique. En 1855, comte Henri de Pourtalès (1815-1876) rachète l'île du Levant. En 1860, il est autorisé à y créer une colonie pénitentiaire pour enfants afin d'exploiter l'île. Les premiers arriveront en février 1861. Les bagnes pour mineurs furent autorisés par Napoléon III dans le but de vider les villes des orphelins, enfants abandonnées et jeunes mendiants. La colonie pénitentiaire du Levant fonctionnera pendant 27 ans. Pendant cette période, une centaine d'enfants, soit 10 % des effectifs totaux mourront sur l'île. Récemment, une plaque commémorative a été posée. La majeure partie de l'île (80 %), séparée par une haute clôture, appartient à l'armée et sert de centre d'essai pour les lancements de missiles pour le compte de la Direction Générale de l'Armement. Au mois d'octobre 1950, la Marine nationale installe une petite station de lancement rudimentaire, créant le Centre d'essais et de recherche d'engins spéciaux (CERES)[3].En 1955, la responsabilité des essais est confiée au Groupe technique d'engins spéciaux (GTES). Placé, en janvier 1962, sous l'autorité de la Directeur des recherches et moyens d'essais (DRME), le GTES prend en charge l'exploitation du polygone de la Renardière. Un peu plus tard, après un regroupement du CERES, du GTES et de la Renardière, le centre prend le nom de Centre d'essais de la Méditerranée (CEM). Bien que dépendant des militaires, le CERES a été utilisé dès 1956 pour le lancement de fusées pour la recherche scientifique de la société ATEF ou de l'ONERA, avant que le CNET, puis le CNES procèdent à des lancements de fusées Centaure. Le CEM a fusionné officiellement le 1er janvier 2005 avec le CEL (Centre d'essais des Landes) et le Gerbam pour devenir le CELM (Centre d'essais de lancement de missiles), appelé DGA Essais de missiles depuis le 1er janvier 2010. Seule une étroite bande de terre a été réservée au public au sud-est. Elle est entièrement occupée par la station naturiste d’Héliopolis. |